Mardi 7.
Comment se fait-il que cette merveille ne soit pas classée parmi les 7 ?
J'ai déjà dit que les Chinois aimaient la démesure : là, on atteint des sommets. Des places monstrueuses, des enfilades de petites cours intérieures, de salles, de sculptures, de petits parcs… à n'en plus finir. Et sur les cotés, des jardins ma foi bien sympathiques, pour une fois. Ça manque de bancs quand même. Et d'ombre.
Par contre, ça manque pas de Chinois. Comme toujours … eh ben non : là, on en a vu encore plus. Du chinois frit, du chinois sec, du chinois bouilli; du chinois touriste en famille, du chinois touriste en groupe – les plus dangereux : ils s'arrêtent n'importe où, si possible dans des passages stratégiques, et ils se posent là, dans toute leur masse, en criant dans tous les sens. Et je préfère pas parler de l'accès à la Cité, tellement c'est classe. A côté, Lourdes c'est la capitale du bon goût et de la finesse. Coté harcèlement touristique, s'entend : pas question de parler de religion ou de politique, on est quand même chez l'Empereur.
Nous on était plutôt bouillis, avec la Miss. Le soleil de plomb a failli nous assassiner dès la queue pour récupérer les billets – 6€ / personne. Pour une famille chinoise, c'est pas donné !
Je vais pas détailler toute la cité, parce qu'il existe surement de très bons bouquins sur le sujet. Et j'ai pleins de photos et de panoramas … pas le courage de tous les faire ce soir. J'ai mis l'entrée dans la Cité, du haut des portes (ça donne une petite idée des protagonistes) et un autre dans une des premières cours. Si ça fait vide, c'est parce que c'est juste immense. Et il y a même des éléphants – pour mon père, of course ! Sur les cotés de l'enfilade principale, des bâtiments remplis de calligraphies hors d'âge (jolies les calligraphies) et de vases. Pas que des Mings, hein : des plus vieux encore ! Le tout vide de promeneurs.
Je fais faire mon quart d'heure râleur, tiens. Les chinois sont-ils capables de faire quelque chose à moins de 50 ? Je pense que ça doit leur faire mal … Les places de la Cité sont pleines de groupes insupportables, au pas de course – objectif « faire » la Cité en 3h chronos – mais dès qu'on s'éloigne de la trajectoire optimale (= ligne droite, portes en chicanes et arrêts aux temples), plus personne. De loin, ça fait penser à des queue-leu-leus de fourmis. Première occurrence du mot « fourmis »… Bref. Abstraction faite des grappes de touristes, la Cité Interdite, c'est un truc à voir.
Finalement, je suis déçu : je ne suis pas le successeur de Puyi. J'ai réussi à sortir de la Cité ...






Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire