Samedi 18
Aujourd'hui, pris d'une flemme d'un fort beau gabarit, nous avons bullé toute la journée. Vanessa s'est réveillée vers les 16h, un vrai scandale. Peut-être à cause de la tea-house d'hier. Ils mettent quoi dans leur thé ces chinois ? … Bref. Et on est en vacances, alors quoi, on a bien le droit de faire un break avec le métro bondé, les périph's partout et les menus de resto en chinglish piégés.
Tiens, le métro. Une expérience à part entière. Surtout à 19h, sur la ligne 1, au niveau des stations de transfert. Le métro de Paris aux heures de pointe, c'est rien. J'avais jamais mis 15 minutes pour une correspondance, à marcher à 10 de front dans des couloirs super longs et complètement bondés. Je me demande quand ils vont se décider à doubler la ligne 1, ce sera pas du luxe. Toujours pleine à craquer, à toute heure du jour et de la nuit – j'exagère un peu, mais on a toujours été vraiment serré sur cette ligne, entre notre quartier (CBD) et, mettons, un peu avant Tian'anmen. Conclusion : le métro de Paris, c'est une blague.
Puisqu'on va pas prendre des photos de l'appart, on a mis quelques photos intelligentes de nous. Avec des lotus, pris par des touristes français un peu paumés avec les boutons de leur appareil photo, au parc Beihai. Genre photo de mariage, prise avec un faux fond. Mais avec des vrais lotus partout, Vanessa est amoureuse. Et une photo du même parc, du haut d'un belvedere, où j'ai comparé mes dents avec celles d'un dragon. Je lui ai tellement mis la paté qu'il en est devenu tout stone. Désolé.
Enfin, on pourrait vous parler de shopping, du marchandage de Vanessa avec les vendeurs, de notre technique très au point etc … Tiens, notre technique : je suis le bougon, râleur, qui trouve ça trop cher. Elle est la gentille qui négocie. Première étape : tout en anglais, on est intéressés, on flâne dans le magasin (enfin, magasin, faut le dire vite … dans l'étal) en discutant en français, on demande le prix, et on montre bien que franchement, c'est trop cher. Deuxième étape : on divise le prix initial par au moins 5. Ca fait souvent rigoler le vendeur. Puis Vanessa se rappelle qu'elle a un Master 2, et poursuit négligemment la conversation en chinois. Ce qui retourne souvent le cerveau du vendeur. Après, moi, comme je comprends que le cantonnais, je laisse un peu tomber, mais je râle en français dès que ça parle d'argent. Finalement, puisqu'on est des amis de la Chine, qu'on veut habiter à Pékin dans 2 ans, qu'on va se marier et que le commerce avec la Chine, c'est notre passion (si j'ai bien tout compris ce qu'ils se racontent, ces deux là) on obtient grosso modo le prix qu'on voulait. Le costard sur mesure en lin était à 120€ (prix américain), on l'a eu à 70€. Et pour une petite robe en pure soie noire, aussi sur mesure, je vous le dis pas tellement c'est indécent. J'ai même scandalisé la vendeuse, puisque je négociais un cadeau. Bref. De toutes façons, y a pas le choix : si on négocie pas, on paie presque plus cher qu'en Europe, et ici, ils négocient tout de toutes façons.
Voilà pour aujourd'hui.
On a faim, on va aller manger du riz.



je trouve que tu as les dents plus blanches que le dragon quand même
RépondreSupprimeroui mais le dragon a moins de lunettes que Thomas (et moins de cheveux assurément)
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